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Autopsie la souffrance humaine

Par 3 décembre 2017Conscience

La vie coule et nous avec elle… Sauf que nous n’avons pas appris à couler… à suivre le mouvement. La souffrance est avant tout une information qui prend la forme d’une émotion. Globalement positives lorsque les choses ont un sens, que nous sommes à notre place; elles sont négatives quand nous sommes à contre-courant de notre épanouissement. La souffrance est le cri que tout le monde entend, afin d’orienter notre attention. Et nos tensions demandent toujours notre attention. Leur seul objectif : nous réaligner dans le sens de ce pour quoi on est. Si la douleur est physique, la souffrance elle, est de nature émotionnelle. Sa raison d’être nous oblige à nous rapprocher de nous-mêmes, posant les bonnes questions, portant attention. Quand tout va bien, on ne s’arrête pas; elle nous force à nous occuper de ce qui cherche en nous à se dire, à finir une route et en fin de compte à nous épanouir sur une voie expansive, évolutive. Bien que personne ne nous a montré notre fonctionnement, malgré tout, notre nature sait… nos émotions sont les messagers de notre être profond! Si nous n’entendons pas leurs murmures sous forme d’intuitions ou de malaises, la nature parlera plus fort!

Ainsi, la solution tant attendue pour cesser de souffrir est d’écouter ses émotions, surtout ceux qu’on ne trouve pas très « cutes ». Mais savez-vous où ça coince? NOUS CONFONDONS ÉCOUTE ET PENSÉES… Pourtant comme le dit Maitre Eckhart Tolle : La douleur et la souffrance sont inévitables tant que nous sommes amalgamé à notre pensée et inconscient d’elle. Ressentiment, haine, culpabilité, dépression, irritations sont souffrances autogénérées.

Il existe deux types de souffrances, celle créée maintenant par vos souvenirs – la pensée du passé-, puis celle de vos mémoires cellulaires qui continuent de s’actualiser puisque jamais reconnue. Le seul besoin d’un être humain est d’être vu, entendu. Faites-le donc pour vous-même! De votre enfant intérieur, accueillez la souffrance, RÉSISTANCE, non-acceptation à ce qui fut, réveillé dans l’instant, que ça provienne de votre intérieur ou de l’extérieur. Observez-vous et vous verrez! Sur le plan de la pensée, la résistance prend la forme de jugements, de ressassements négatifs. L’intensité de la souffrance dépend du degré de votre résistance. On pourrait l’énoncer ainsi : plus on est à même d’accepter ce qui se pointe dans le moment, plus on est libéré de la souffrance. N’importe quoi dans le présent peut servir de déclencheur en écho à un scénario douloureux du passé. Si dès que vous ressentez son mouvement, accordez-lui votre attention, la tension se romp et une dimension supérieure de la conscience entre en jeu. On appelle ça la présence, être le témoin bienveillant. Si le mal est refoulé, il recréera une contraction, de la souffrance, des maux, douleurs physiques pour attirer votre attention. La présence, la conscience, c’est être en permanence le vigilant gardien de son espace intérieur, sentir son énergie gardant la pensée silencieuse. C’est l’attention consciente, soutenue qui rompt le lien entre souffrance et processus de pensées, amenant la métamorphose. C’est là que souffrance devient transformation, alimentant la flamme de la conscience; la division se transforme en unification de l’être.

Concentrez votre attention sur le sentiment qui vous habite. Acceptez le fait qu’il soit là sans lui résister. Ne le jugez pas. Ne l’analysez pas. Restez simplement présent et continuez d’être le témoin de ce qui se passe en vous, un observateur silencieux -au niveau de la pensée- et bienveillant. Voyez ce qui se passe… Ce processus profondément simple, est si puissant; principe fondamental de la présence. Vous avez à votre disposition le plus puissant outil de transformation.

Si pour plusieurs, la souffrance se manifeste par une énergie vitale prise au piège, qui ne circule plus, voyons pourquoi : Le passé est refoulé, ressassé, mais jamais accueilli complètement, afin qu’enfin il termine sa route. Se battre contre sa souffrance crée le conflit intérieur, des “mals à l’âme” et davantage de souffrance. Accepter ce qui est, en ce moment, amène la libération.

Nous avons un passé, une trame de vie durant lesquels tout n’a pas été un jardin de roses. Nous avons vécu des scénarios où nos contextes étaient pauvres, inadéquats, des premiers répondant non-répondant! Pour grandir, nous avons dû emprunter des chemins de traverse en mettant en places des mécanismes de survie. Sauf que… si ces mécanismes nous ont permis d’arriver là où nous sommes, ils sont maintenant enfermants, gardant des mémoires qui ne servent qu’à nous pointer où porter attention. Ce phénomène s’appelle « la résistance ». Et on résiste, parce que cette route a été soit la seule possible ou la seule connue: négliger nos émotions afin d’exclure ce qui était dérangeant pendant notre croissance. Ça avait une bonne intention; mais ça finit une erreur, parce que dans ce processus on oublie notre nature initiale, celle qui cherche constamment à se dire, notre JE SUIS.
On veut tellement bien aller, qu’on nie ce qui ne va pas du tout; on se persuade du contraire! Sachez que comme la vie, la souffrance GAGNERA TOUJOURS, menant s’il le faut dans la mort. Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime, nous réprime, allant jusqu’à nous supprimer, empruntant de nombreux maux physiques ou existentiels. À l’inverse, si vous saisissez sa raison, c’est la route royale de l’épanouissement, de l’expansion. Quand la résistance à tout ce qui se présente cesse, puisqu’accueillie, vous suivez le flux de la vie. Les évènements se décident de seconde en seconde tout frais, puisque la vie est en train de nous amener exactement là… au pour quoi nous sommes ici. Donc, pour cesser de souffrir vous devez reconnaître la résistance et au lieu de vous en débarrasser, rester avec, en bienveillance afin de voir la vulnérabilité qu’elle cache, vous accompagnant en douceur. L’accueil de soi est une étape obligatoire sans quoi, les émotions refoulées passeront à la vitesse “grand V” vous faisant vivre encore plus de détresse. Observez votre discours mental qui passe sans cesse du passé au futur. Respirez tout doux et… lâchez prise. Rien ne sert de mettre tant de “temps d’antenne” à ce qui n’est pas dans l’instant; c’est une nouvelle façon plus écologique d’être, un mode de fonctionnement plus bienveillant menant à une joie profonde. Soyez en gratitude; cesser de résister à ce qui « est » sans opposition à ce qui vous traverse. Accueillez les émotions positives et négatives, car elles sont toutes en nous, accompagnez-vous avec bienveillance puisque de toute façon elles ne veulent que finir leur route.

Ça ne demande rien d’autre que de vouloir être profondément bienveillant avec soi-même puisque le niveau de notre souffrance est le reflet d’une façon de faire obsolète, celle de résister aux messagers nous montrant le chemin le plus rapide vers où on veut aller.

« Ce que vous n’apprenez pas dans la bienveillance, vous l’apprenez dans la douleur »!

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